Philoctète

 
  1. Vendredi soir, 19 février. Notre vieux camping car nous a amené près du théâtre de Carouge en 8 heures. C’était la fête ! Et puis le moment attendu, mérité, pour lequel nous faisions cet aller retour de 1000km, Philoctète … Nous sommes reparti tellement heureux de ce partage. Un texte d’une telle poésie, et un comédien pour lequel nous venions, donnant à ce texte une humanité vertigineuse, entouré d’acteurs dont j’avais entendu dire qu’ils étaient écrasés par l’époustouflante interprétation de Laurent Terzieff. Eh bien oui Terzieff me bouleverse, me fait rire, m’offre ce texte avec une telle force, mais non je n’ai pas trouvé les autres acteurs écrasés. Il y avait une cohésion. Johan Leysen est un bel Ulysse, le choeur fait corps, et David Mambouch a la jeunesse qui convient à cet enfant d’Achille, il est impétueux, impatient, remuant et versatile. Sa fougue et sa jeunesse vont au rôle. Je suis venue avide et je suis repartie plus riche d’émotions, de rêves, de désirs et de forces. Merci

    Anastaze-Ruf, le 20 février 2010 à 19:57
  2. Sur Philoctète-
    Impressionant, il y a longtemps que je n’avais pas vu un spectacle d’une telle qualité On est en haleine jusqu’au bout. Qu’ajouter? que la performance des acteurs est pleine, vraie, aux limites de la sensibilité, on a parfois envie de pleurer, de rire aussi. On admire la performance de cet homme de 74ans qui se bat,mimique, roule par terre, rit, grognasse et vous conquiert encore une fois, comme chaque fois depuis…….. Le jeune fils d’Achille merveilleux de jeunesse, d’espoir et de beauté quelle romantisme….
    A voir absolument c’est le spectacle de l’année!

    Hug-Simon Martine, le 22 février 2010 à 12:20
  3. Une pièce touchante et un jeu d’acteur qui laisse sans voix…
    1h45 d’émotions! Merci…

    Stéphanie, le 26 février 2010 à 11:33
  4. Philoctete, représentation du jeudi 25 février : un moment de grâce, l’încomparable voyage qui conduit à l’unité en profondeur des acteurs et du public.Et ce sont les acteurs, au salut, qui ont quitté les lieux en premier, le public, lui voulait rester. Bravo, bravo, bravo.

    lACROIX-besson, le 2 mars 2010 à 13:28
  5. Je souhaiterais bien que soit maintenu par l’Envers du Décor le commentaire que j’ai déja formulé oé y a quelques jours. Je redis donc:
    Représentation du jeudi 25 février 2010 : Moment de grâce comme on en vit au Théâtre quelques fois dans sa vie de spectateur. Unité profonde entre le spectacle etle public, ce qui s’est traduit par le fait que ce sont les comédiens qui ont quitté le plateau avant le public la salle,car le public ne voulait pas partir. Assurément, le meilleur spectacle de la saison 2009-10 présenté au Théâtre de Carouge qu’il faut féliciter et encourager dans cette voie. On se contentera de rappeler cette pensée de Jean Dubuffet : « L’art de vient poas coucher dans les lits qu’on a fait pour lui; il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom: ce qu’ il aime c’est l’incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle » C’était le cas le 25 février.

    Lacroix-Besson J.-Pierre, le 3 mars 2010 à 18:41
  6. La scène se passe dans la petite île grecque de Lemnos. Dans l’immense grotte qui me fait face vit un vieillard reclus. Décharné, gangréné et oublié des Achéens. Voici Philoctète. De ce corps frêle et mourrant rayonne soudain une voix rauque, improbable. Regard pénétré et présence hypnotique. Voici Laurent Terzieff. En os, mais plus tellement en chair. Il geint, il grogne, pourtant sa voix semble presque chanter parfois. Le corps disloqué, en des mouvements simples et lents, décrit la danse pathétique de l’agonie. C’est très simple et incroyablement beau, émouvant. À la fin du spectacle et contre toute attente, c’est le vieux boiteux qui nous a terrassés.

    François, le 5 mars 2010 à 00:26




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