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	<title>L&#039;envers du décor</title>
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		<title>LÉcole des femmes</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 10:17:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>francis</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Atelier de Genève]]></category>
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		<category><![CDATA[L'École des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Molière]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Sandoz]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de Carouge]]></category>

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		<description><![CDATA[Un petit résumé hebdomadaire qui empiète sur la semaine suivante. C'est que comme pour tous, il m'a fallu un peu de repos après cette semaine bien plus riche et mêlée qu'une salade (digestion s'entend).Que dire, que trier dans ce mois concentré en quelques jours. Premièrement souligner l'énorme travail de toute l'équipe technique qui a démonté le décor de Philoctète pour remonter celui de L'école des femmes  en un temps record. De plus, l'espace était réellement utilisable avec foule de détails déjà fonctionnels. Merci énormément.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000;"> Robert Sandoz, comédien et metteur en scène, est l&#8217;assistant de Jean Liermier sur <em>L&#8217;École des femmes</em>.<br />
Semaine après semaine, il livre son journal de bord de la création. Bienvenue dans l&#8217;envers du décor.</span></p>
<p><strong>Deuxième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>Cette deuxième semaine s&#8217;achève en plein acte IV. Le survol des deux premiers tiers de la pièce nous a permis de nous poser nombre de questions et d&#8217;en esquisser les réponses. Les comédiens ont reçu des pistes de Jean; elles pourront mûrir jusqu&#8217;au prochain passage. Le texte est bien ancré dans les têtes et la versification presque là. En milieu de semaine, toute l&#8217;équipe costume a fait le voyage de Paris pour un essayage des toiles rapide, efficace et très sympathique. Nous avons pu avoir une idée très claire du résultat final. On explore l&#8217;espace avec des accessoires et des costumes de répétitions de plus en plus précis. <span id="more-1991"></span>L&#8217;enthousiasme de la première semaine est toujours présent, même s&#8217;il est confronté à la masse de travail à faire. Masse dans laquelle nous taillons conséquemment jour après jour. N&#8217;hésitez pas si vous avez des questions. Voici le planning.<br />
Robert</p>
<p><strong>Troisième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Bonjour,<br />
Rien de bouleversant cette semaine (si ce n&#8217;est le jeu des comédiens). On progresse dans notre deuxième parcours de la pièce en salle de répétition. On traque les enjeux et les idées répartis dans les vers. Quelques visites de Georgie avec des accessoires, de Christophe apportant des clavecins qui repartent aussitôt, de Jean-Philippe qui vient prendre la température de ce qu&#8217;il faudra éclairer, de Cécile qui coud et lave les costumes de répétition, se déroulent très discrètement. On bosse. Pendant les répétitions et entre. Pour la semaine qui vient l&#8217;objectif est clair : finir le deuxième parcours de la pièce afin d&#8217;être prêt pour le passage au plateau. Voici le planning,<br />
N&#8217;hésitez pas si vous avez des questions.<br />
Robert</p>
<p><strong>Quatrième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Hello,<br />
Fin d&#8217;une longue semaine quelque peu frigorifique, le chauffage s&#8217;étant reposé quelques jours. Bien qu&#8217;ayant des accessoires de plus en plus précis et même une perruque, même avec les visites régulières de Jean Faravel, cette semaine se résume plutôt à un retour aux bases qu&#8217;à une recherche de raffinement. On a creusé, creusé, creusé. Eux surtout. Mais je crois qu&#8217;on a fissuré le noyau de l&#8217;atome que l&#8217;on peut souhaiter une explosion d&#8217;énergie positive pour notre entrée sur le plateau mardi. Reposons-nous la semaine prochaine sera vive. On se réjouit d&#8217;être tous ensemble sur le pont de la grande salle.<br />
Robert</p>
<p><strong>Cinquième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Bonjour,<br />
Un petit résumé hebdomadaire qui empiète sur la semaine suivante. C&#8217;est que comme pour tous, il m&#8217;a fallu un peu de repos après cette semaine bien plus riche et mêlée qu&#8217;une salade (digestion s&#8217;entend).Que dire, que trier dans ce mois concentré en quelques jours. Premièrement souligner l&#8217;énorme travail de toute l&#8217;équipe technique qui a démonté le décor de <em>Philoctète</em> pour remonter celui de L<em>&#8216;école des femmes</em> en un temps record. De plus, l&#8217;espace était réellement utilisable avec foule de détails déjà fonctionnels. Merci énormément.<br />
Deuxièmement, beaucoup d&#8217;entre vous étaient là ou on fait un passage. Yves a pendant trois jour vu et fait évoluer son espace magnifique. Jean-Philippe a accroché de quoi faire dès mardis des tableaux prometteurs. La Coralie&#8217;s team est passée le temps d&#8217;un éclair essayer tous les costumes. François a dramaturgé le tout grâce à ses lumières intérieures. Georgie revient tous les deux jours les bras chargés d&#8217;accessoires tel le père Noël de cet hiver qui ne veut pas finir. Seul Jean Faravel refuse de participer au travail solidaire et s&#8217;isole, son casque audio sur les oreilles. Blagues à part, je me réjouis d&#8217;entendre ce qu&#8217;il entend par-dessus l&#8217;univers dense des répétitions. La cuisine délicieuse et fastueuse de Frank et Seb a permis aussi de se détendre, de gagner du temps et d&#8217;échanger entre tous les différents domaines cités ci-dessus.<br />
Vous le voyez, le temps est aux louanges.<br />
Face au froid extérieur, faisons-nous chaud au coeur.</p>
<p>Mais quand est-il du travail artistique dans tout cela ? Le passage au décor s&#8217;est bien passé. Naturellement, il a fallu un jour ou deux d&#8217;acclimatation. Mais le travail de Jean en petite salle était cohérent avec l&#8217;espace plateau et très vite notre présence au sein de ce jardin et son existence autour de nous ont paru relativement évident. Bien sûr grâce à beaucoup de petits agencements techniques ou de déplacements, déjà faits ou en cours. Le jeu ne cesse de gagner en profondeur et en clarté. L&#8217;histoire se raconte de mieux en mieux et les quelques bouts à bouts de certains actes ont permis d&#8217;en dessiner les contours. À de rares moments, on croit perdre tout et on le retrouve quelques minutes plus tard. Tout est encore à l&#8217;image des marques de ski de David Junod dans la poudreuse: très claires, vives, à la trajectoire serrées, mais encore à la merci d&#8217;un coup de vent qui les recouvrent de neige. Tant mieux, car nous sommes encore là pour inventer.<br />
Une seule mauvaise nouvelle : la disparition du Notaire que ces nombreux fans regretteront. La coupe des deux scènes où il apparaît a été décidée jeudi. Elle est très cohérente pour la cohérence et le rythme du spectacle. Dixit le principal intéressé, c&#8217;est pour dire si c&#8217;est dramaturgiquement béton.<br />
Bonne semaine à vous.<br />
Ci-dessous le très petit planning des comédiens.<br />
Robert</p>
<p>Hello,</p>
<p>En relisant mon mail écrit dans l&#8217;enthousiasme et la fatigue, je m&#8217;aperçois qu&#8217;une phrase pouvait être mal interprétée. Si je dis que Jean Faravel est un peu à l&#8217;écart, cela n&#8217;est dû qu&#8217;au fait qu&#8217;il travaille avec un casque pour tester ses recherches sans forcément nous les imposer tout de suite et que cela crée une image que je trouvais rigolote. Mais en aucun cas cela ne veut dire qu&#8217;il ne travaille pas ou qu&#8217;il est exclu du groupe. Au contraire, très présent aux répétitions, pointus sur ces demandes de renseignements (en tout cas à l&#8217;assistant), il est en pleine recherche, comme nous tous. Le respect et l&#8217;attachement qui devraient transparaître dans le ton avec lequel est dit une phrase n&#8217;apparaît jamais dans les mails. Et je m&#8217;y fait souvent prendre.<br />
Bonne semaine donc.<br />
Robert</p>
<p><strong>Sixième et septième semaine des répétitions :</strong></p>
<p>Bonjour,<br />
Vu les nombreuses réclamations quant à l&#8217;absence de résumé la semaine dernière (en fait zéro), l&#8217;assistant ne se sent absolument pas coupable de fusionner les épisodes 6 et 7 de notre feuilleton théâtral : L&#8217;école de la tentation des femmes, gloire et beauté.</p>
<p>Lors de la semaine 6, le décor a profité de l&#8217;absence de Gilles pour lui être infidèle et se livrer corps et âme aux techniciens qui lui ont coupé des branches repeint la façade, arracher ses tentures, fait sonner ses clochettes, limer ses allemandes (Philippe et Manu peuvent très bien expliquer ce que c&#8217;est). Dans son parquet se reflétait mille étoiles artificielles. La famille comédienne s&#8217;est pourtant réunie un jeudi après-midi pour commémorer l&#8217;absence de Gilles et accessoirement travailler les trois dernières scènes. Ce fut émouvant, puisque les deux intellectuels assis habituellement derrière leur table dans le noir se sont retrouvés jouant sur le plateau. L&#8217;un qui aurait bien eu besoin d&#8217;être assisté a démontré l&#8217;importance de bien apprendre son texte et de respecter les &laquo;&nbsp;e&nbsp;&raquo; muets et les liaisons à l&#8217;aide de l&#8217;adage &laquo;&nbsp;Faites ce que je dis depuis deux mois, pas ce que je fais avec mon propre texte&nbsp;&raquo;. Tandis que le deuxième offrait une nouvelle version d&#8217;Arnolphe casquetté et sautillant.</p>
<p>Un peu de sérieux avec la semaine 7. Les comédiens ont arpenté la pièce chronologiquement et avec quelques bouts à bout qui ont permis à Jean de radicaliser sa vision et de découvrir un mouvement de jeu et scénographique qui se précise à chaque répétition. Samedi soir avec un filage de la deuxième partie (45 minutes pour les actes IV-V), nous sommes entrés dans une nouvelle phase de travail où toutes les scènes sont considéré comme une pièce continu, ce qui demande une préparation et une concentration supplémentaires des comédiens. Cela était nécessaire et cela est advenu harmonieusement au moment idéal. Sans retard, ni avance. Les comédiens concluent leur semaine à 22h30 par une course au train ou une bière festifs en l&#8217;honneur de Molière le vrai et le toc.</p>
<p>Une bière partagée avec les costumières se relaxant après une semaine de labeur continu (imaginez des petits enfants asiatiques fabriquant des lecteurs DVD dans un sous-sol de 8h du matin à 8h du matin). Et bien c&#8217;est la même chose avec des jeunes filles qui cousent et qui ont le culot de le faire avec le sourire. C&#8217;était la dernière semaine de présence d&#8217;Armelle, la stagiaire costume de Coralie qui a réalisé le costume d&#8217;Alain. Pourquoi faire si long sur les costumes alors que Jean Faravel, Jean-Philippe et Manu sont eux aussi là avant tout le monde et repartent aussi après tout le monde ? Car il fallait rendre hommage aux deux heures et demie passées par corali et Férat sur un parking de la douane en attendant que Coré dédouane les costumes à l&#8217;aide d&#8217;un bâtonnet de colle et de ciseaux.</p>
<p>Quelle belle administration transfrontalière. Pour dire encore que la nuit de Jean-Philippe est belle et inquiétante et que Marc en prend des photos dans sa tête, puisqu&#8217;il arpente la salle les mains nues, mais la préparation ardente. Que Jean Faravel détourne le réel pour introduire un décalage comique ou tragique de bon aloi, que les objets de Georgie que Jean réduit en nombre en sortent grandis en importance, dont Manu au four et au moulin se réjouit de voir Greg et Philou au guindes et au plateau. Samedi, un  bout à bout où tout était réunit jusqu&#8217;au moindre faux cheveu de Katrin Zingg a permis de humer l&#8217;odeur de la terre qui nous attend après notre traversée. Bonne semaine à tous.<br />
Je vais me coucher avant de m&#8217;endormrauhvbiujnnfgp mhuvzujbtnaijrhh<br />
Robert</p>
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		<title>L&#8217;école des Femmes</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 10:22:34 +0000</pubDate>
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		<title>Philoctète</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 14:49:11 +0000</pubDate>
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		<title>Platonov</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 18:02:28 +0000</pubDate>
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		<title>L&#8217;ivresse de Platonov</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 10:10:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[ L’un y a vu des fureurs rock sur fond de fêtes endiablées. L’autre y voit un naufrage jazzy dans une party délicate, figée. Entre le Français Eric Lacascade, auteur d’un Platonov salué au Festival d’Avignon en 2002 (à l’affiche de la Comédie, au BFM en 2003), et le Genevois Valentin Rossier, metteur en scène [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://theatredecarouge-geneve.ch/blog/wp-content/uploads/2010/01/BD-PLA-Marc-vanappelghem57.jpg" rel="lightbox[1471]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1501" title="BD-PLA-Marc-vanappelghem57" src="http://theatredecarouge-geneve.ch/blog/wp-content/uploads/2010/01/BD-PLA-Marc-vanappelghem57-150x150.jpg" alt="BD-PLA-Marc-vanappelghem57" width="150" height="150" /></a> L’un y a vu des fureurs rock sur fond de fêtes endiablées. L’autre y voit un naufrage jazzy dans une party délicate, figée. Entre le Français Eric Lacascade, auteur d’un <em>Platonov</em> salué au Festival d’Avignon en 2002 (à l’affiche de la Comédie, au BFM en 2003), et le Genevois Valentin Rossier, metteur en scène de <em>Platonov</em> au Théâtre de Carouge ces jours, il y a toute la grâce du théâtre: une lecture qui révèle son auteur.<span id="more-1471"></span></p>
<p>Et l’auteur lui-même? Anton Tchekhov avait 18 ans lorsqu’il a écrit les aventures de cet instituteur qui ne s’aime pas et est pourtant aimé par toutes les femmes. Formidable velléitaire qui construit son malheur avec obstination, allumant des feux qu’il ne peut alimenter et qui viennent mourir à ses pieds. Le ressort de ces amoureuses (é)perdues? L’envie de sauver cet échoué magnifique, l’orgueil d’être celle qui le sortira de ce don juanisme mou, reflet du dégoût de soi.</p>
<p>Ladies en robe charleston, gentlemen en complet sombre sur chemise blanche: au Théâtre de Carouge, Valentin Rossier situe ces impasses existentielles dans une élégance années trente. On pense aux Damnés de Visconti ou au Guépard, même si l’époque ne convient pas. Le rapprochement se situe dans ce temps suspendu, cette décadence ennuyée qui cherche à meubler sa riche vacuité.</p>
<p>Comme d’ordinaire chez Valentin Rossier, le trouble est intérieur, profond. Perceptible dans des silences, des mots à peine appuyés, une façon de laisser une phrase traîner. Le public apprécie, heureux de cette complicité. Et heureux aussi que des micros placés au ras de la rampe relaient cette parole sotto voce. Il y a si peu d’éclats, si peu de cris que lorsque, au bout du bout, Sonia (Elodie Bordas) hurle son émoi, on s’étonne que le cri appartienne encore aux possibles humains.</p>
<p>Valentin Rossier a ce talent rare d’imposer ce climat feutré, ce spleen qui est le sien. Ce qui n’empêche pas l’humour. Au contraire, la dérision est même le corollaire de ce constant regard sur soi. Autour du metteur en scène qui compose un Platonov immature et romantique, tout droit sorti d’une pièce de Musset, chaque comédien joue sur la fatuité de ces âmes plus égratignées que blessées. Ils sont parfaits: Claude-Inga Barbey en veuve désabusée, Armen Godel en Juif dansant, Vincent Bonillo en mari trompé noyant son chagrin dans l’hilarité ou encore Guillaume Prin en parvenu arrogant</p>
<p>Seuls le moujik Ossip (Roberto Molo) et la simple Sacha (Julia Batinova) ont les accents de la sincérité. C’est qu’ils incarnent le monde paysan que ni Tchekhov ni Valentin Rossier ne souhaitent brocarder.</p>
<p><strong>Marie-Pierre Genecand</strong> – Le Temps Mardi 19 janvier 2010</p>
<p><strong>Écoutez également Maurice Aufair au micro de Patrick Ferla sur Rsr La 1ère : <a href="http://podcast.rsr.ch/media/la1ere/presque-rien/20100115-bonus-maurice-aufair-presente-platonov.mp3" target="_blank">cliquer ici</a></strong></p>
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		<title>Ma pièce préférée</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 16:42:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A l’invitation du Théâtre de Carouge, cinq étudiants en master TRANS-médiation, formation proposée par la Haute Ecole d’art et de design, ont réalisé une installation pour le Marché de Noël de Carouge.
Ils ont imaginé un décor (ou un multi décor) composé d’éléments récupérés dans les archives du Théâtre (fragments de scénographies, toiles peintes, accessoires, costumes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://theatredecarouge-geneve.ch/blog/wp-content/uploads/2009/12/marchedenoel.jpg" rel="lightbox[1401]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1441" title="marchedenoel" src="http://theatredecarouge-geneve.ch/blog/wp-content/uploads/2009/12/marchedenoel-150x150.jpg" alt="marchedenoel" width="150" height="150" /></a>A l’invitation du Théâtre de Carouge, cinq étudiants en master TRANS-médiation, formation proposée par la Haute Ecole d’art et de design, ont réalisé une installation pour le Marché de Noël de Carouge.<br />
Ils ont imaginé un décor (ou un multi décor) composé d’éléments récupérés dans les archives du Théâtre (fragments de scénographies, toiles peintes, accessoires, costumes, mobilier…), dans lequel prennent place <span id="more-1401"></span>d’autres éléments, plus graphiques, spécialement créés pour l’occasion. Une véritable scène, installée au coeur du marché de Noël, pour laquelle aucune représentation ne semble avoir été programmée. Ici, le spectateur est invité à déambuler dans l’espace et à se l’approprier comme un acteur s’empare du plateau.<br />
<em>«Chacun d’entre nous a développé, dans sa pratique artistique, un rapport particulier à l’image, l’espace mais aussi la narration. Mais pour la première fois, nous nous permettons d’endosser, le temps d’un week-end, le costume du metteur en scène »</em>, expliquent Ludovic Gabriel, Christophe Kiss, Sébastien Moitrot, Raffaella Ossola et Aline Peter, les concepteurs du projet.<br />
Véritable invitation à la découverte, cette scène &#8211; évoquant tour à tour la féerie, l’étrange, le comique &#8211; est un lieu ouvert à tous les parcours et à toutes les lectures. La question de la représentation est centrale dans cette installation qui interroge avec malice le lien particulier que le spectateur entretient avec le théâtre. Et particulièrement le Théâtre de Carouge, dont le répertoire a servi de socle à cette approche festive, et parfois incongrue, sur les différentes manière dont le théâtre, machine à rêve et à réflexion, s’inscrit aujourd’hui dans la vie de tous les jours.</p>
<p><strong>A voir sur la Place du Marché à Carouge, les samedi 12 et dimanche 13 décembre, de 10h à 19h. </strong></p>
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		<title>Juliette et Roméo</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 13:57:00 +0000</pubDate>
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		<title>Shakespeare adapté</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 13:19:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>francis</dc:creator>
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Juliette et Roméo s’inscrit dans une tradition ancienne : le texte de Shakespeare, quoique sacré aux yeux du public anglo-saxon, a donné lieu à de nombreux avatars. On ne compte plus les adaptations, parodies et riches des pièces du fascinant dramaturge. Eclaircissements sur la nouvelle proposition de Bergamote.
Nous n’avons pas en francophonie un auteur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> </em></p>
<div id="attachment_1261" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><em><em><a href="http://theatredecarouge-geneve.ch/blog/wp-content/uploads/2009/11/Bergamote1.jpg" rel="lightbox[1191]"><img class="size-thumbnail wp-image-1261" title="Bergamote" src="http://theatredecarouge-geneve.ch/blog/wp-content/uploads/2009/11/Bergamote1-150x150.jpg" alt="(c) Marc Vannapelghem" width="150" height="150" /></a></em></em><p class="wp-caption-text">(c) Marc Vannapelghem</p></div>
<p><em>Juliette et Roméo</em> s’inscrit dans une tradition ancienne : le texte de Shakespeare, quoique sacré aux yeux du public anglo-saxon, a donné lieu à de nombreux avatars. On ne compte plus les adaptations, parodies et riches des pièces du fascinant dramaturge. Eclaircissements sur la nouvelle proposition de Bergamote.</p>
<p>Nous n’avons pas en francophonie un auteur dont la place équivale à celle de Shakespeare pour les anglophones : le grand Will occupe dans les contrées anglo-saxonnes la position d’un véritable « auteur national ». <span id="more-1191"></span>L’auteur et l&#8217;acteur de Stratford doit notamment cette place à sa puissance imaginative, à un style exceptionnel, à la vérité avec laquelle il explore bien des universaux humains, en un mot, à la capacité extraordinaire de son théâtre à embrasser la variété du monde et des hommes.</p>
<p>Comme tout auteur infiniment lu et relu, Shakespeare a fait l’objet de très nombreuses adaptations. Dans le domaine sérieux, les intrigues passionnantes que les pièces déroulent ont pu être réduites à leur plus simple<br />
canevas, donnant par exemple les <em>Tales from Shakespeare</em> de Mary et Charles Lamb, contes pour enfants parus en 1807, un livre qui a à son tour accédé au rang de classique.</p>
<p>Ces frère et sœur choisirent vingt pièces du dramaturge et les adaptèrent sous forme d’histoires aisément abordables par les enfants. Les auteurs ont soigneusement conservé une partie du langage archaïque, et l’un des buts avoués de cette collection était de  permettre aux filles d’entrer dans Shakespeare en même temps que les garçons, à qui <em>« généralement on permet l’usage de la bibliothèque de leurs pères bien plus tôt qu’aux filles »</em> (préface).</p>
<p><strong>Shakespeare adulé et parodié</strong></p>
<p>Qu’on accorde attention au fait que cet écrivain « national » est avant tout un dramaturge : or, l’art vivant qu’est le théâtre se prête particulièrement à un certain genre d’adaptation, la parodie ; par conséquent, Shakespeare profite aussi à la veine comique des adaptateurs en tout genre. Il est vrai que comme à toute figure adulée, on porte à Shakespeare, dans les instances théâtrales, un soin jaloux, qui en Grande-Bretagne prend plusieurs<br />
visages : une compagnie royale est chargée de lui rendre un culte officiel en montant ses œuvres, il fait l’objet d’études poussées chez les universitaires (c’est l’un des auteurs les plus commentés au monde) – mais on peut aussi le parodier et cela se fait abondamment : c’est précisément là qu’affleurent toute la tendresse qu’on lui porte et la familiarité que le public et les gens de théâtre ont à sa fréquentation. Il en va ainsi de la Reduced Shakespeare Company (allusion à ladite Royal Shakespeare Company) qui propose des versions fortement… abrégées des pièces, dont <em>The Complete Works of William Shakespeare (abridged)</em>, c’est-à-dire rien moins que les 35 pièces du corpus shakespearien en 97 minutes ! Le spectacle tint durant neuf ans au Criterion Theatre de Londres et débute emblématiquement par un <em>Roméo et Juliette</em> de&#8230; 4 minutes !</p>
<p><strong> Et Bergamote dans tout ça ?</strong></p>
<p>C’est donc sur un arrière-fonds riche d’antécédents que Bergamote propose son <em>Juliette et Roméo</em>. Si, en s’attaquant à un classique, Patrick Lapp et Claude-Inga Barbey ont tout d’abord souhaité montrer que la compagnie pouvait être prise au sérieux – ce n’est pourtant pas le public fidèle de Bergamote qui fera douter du contraire –, d’emblée a été affirmé le désir de lier la matière shakespearienne et la patte de Bergamote, dans un contrepoint  plutôt qu’une adaptation. D’où une inversion apparemment innocente dans le titre. D’où, aussi, un triplement des couples : enfants, parents et grands-parents.</p>
<p>On ne s’étonnera pas si le lyrisme tout shakespearien du style de <em>Roméo et Juliette</em>, si caractéristique dans ses métaphores mille fois changeantes, passe au second plan, voire disparaît : par parti pris d’audace et d’irrévérence, l’humour doit prendre le pas sur le style sérieux, afin de mieux traiter des problèmes fondamentaux de la vie. <em>« Si c’est trop Shakespeare, on risque de perdre beaucoup »</em>, Claude Blanc dixit. Le défi consiste dans la rencontre entre deux univers fortement caractérisés, et a priori bien éloignés…  Conclusion du sage du groupe : <em>« Si l’on s’en tient aux thèmes sans vouloir avoir la prétention de vouloir faire une œuvre, ce serait une bonne piste. »</em></p>
<p><strong>Florent Lézat</strong></p>
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		<title>lesquotidiennes.com</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 11:13:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>francis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Valentin Rossier met en scène une dizaine de comédiens dans «Platonov» de Tchekhov. Dans la distribution, Claude-Inga Barbey, Elodie Bordas, Marie Druc ainsi que Julia Batinova, une jeune comédienne née sur les rives de la Volga et qui cisèle la langue du dramaturge dans un français cristallin (&#8230;)
Retrouvez le portrait de Julia Batinova par Chantal [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Valentin Rossier met en scène une dizaine de comédiens dans «Platonov» de Tchekhov. Dans la distribution, Claude-Inga Barbey, Elodie Bordas, Marie Druc ainsi que Julia Batinova, une jeune comédienne née sur les rives de la Volga et qui cisèle la langue du dramaturge dans un français cristallin (&#8230;)</p>
<p><strong>Retrouvez le portrait de Julia Batinova par Chantal Savoiz sur le site<span style="text-decoration: underline;"> </span></strong><a href="http://lesquotidiennes.com/" target="_blank"><strong>lesquotidiennes.com</strong><br />
</a></p>
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		<title>Bérénice</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 10:00:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>francis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un extrait de la critique de Marie-Pierre Genecand parue dans Le Temps du 3 novembre 2009
(&#8230;) Car le texte sort gagnant de ce traitement «en dedans». Oubliées la chanson parfois lancinante de l’alexandrin. Ou la rigidité du vers appuyé. Grâce à la mise à nu, à l’intimité du ton, on accède directement au chagrin, on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Un extrait de la critique de Marie-Pierre Genecand parue dans Le Temps du 3 novembre 2009</h2>
<p><a href="http://theatredecarouge-geneve.ch/blog/wp-content/uploads/2009/11/presse-001.jpg" rel="lightbox[661]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-681" title="presse-001" src="http://theatredecarouge-geneve.ch/blog/wp-content/uploads/2009/11/presse-001-150x150.jpg" alt="presse-001" width="150" height="150" /></a>(&#8230;) Car le texte sort gagnant de ce traitement «en dedans». Oubliées la chanson parfois lancinante de l’alexandrin. Ou la rigidité du vers appuyé. Grâce à la mise à nu, à l’intimité du ton, on accède directement au chagrin, on en ressent le frisson. «Vous êtes empereur, seigneur, et vous pleurez?» s’étonne Bérénice. Ces mots, ici, résonnent pleinement.<span id="more-661"></span></p>
<p>Peu de mouvements, sinon des élans avortés. Peu d’effets, sinon une projection photo des visages qui se statufient peu à peu. Toute la place est faite au jeu. Dans le rôle de Titus, le Romand Vincent Bonillo surprend. Jamais, il n’avait joué de tragique, mais Philippe Sireuil le voulait pour sa densité, son ancrage. Entre Anne-Pascale Clairembourg (Bérénice), belle et bouleversée, et Itsik Elbaz (Antiochus, l’ami éconduit), au comble de la fébrilité, Vincent Bonillo maîtrise le texte et donne à Titus la dimension de son abattement. On l’écoute, on le comprend. Mais on réalise aussi que le pouvoir a sur lui un empire fascinant. «Il ne s’agit plus de vivre, il faut régner.» Même dos au mur, le principe sera appliqu.</p>
<p><span>Bérénice</span>, jusqu’au 15 nov. au Théâtre de Carouge, à Genève, tél. 022/343 43 43, www.theatredecarouge.ch, 1h 50.</p>
<p><!-- /WEMF-TAG --><!-- SZMFRABO VERSION="1.1" --><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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